Agonie

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Biographie de Agonie

Internet est la nouvelle voie royale pour se faire connaître quand on est artiste. Encore faut-il avoir des choses à dire, et le talent pour les partager avec le public.
Agonie, jeune rappeuse de 22 ans, allie le fond et les formes. Mettons tout de suite les choses au point : elle est blonde, mais elle n’a que ça en commun avec Paris Hilton. Elle a un enfant, mais n’est pas Sheryfa Luna. Elle a des textes émouvants et une voix unique, mais elle ne partage avec Diam’s que le goût du challenge au micro.

Bref, pour évoquer cette Bretonne venue de Saint-Brieuc, pas la peine de sortir l’artillerie lourde des comparaisons faciles. D’ailleurs, son premier album, De l’autre côté du miroir, prouve toute l’originalité de cette artiste qui succède à Grégoire au sein du label virtuel MyMajorCompany, qui a su repérer ce diamant brut dans la jungle des Myspaces.

« Je m’appelle Agonie parce que la définition du mot dans le dictionnaire, c’est “la souffrance avant la mort“. Or la vie précède la mort, et il y a de la souffrance dans la vie. Et puis je trouvais que ça sonnait féminin », explique Alison (son vrai prénom).

Fan de rap depuis qu’elle a 10 ans (sa grande sœur lui faisait écouter les CDs hip hop qu’elle ramenait de la radio locale où elle travaillait), Agonie se lance dans l’écriture à l’âge de 15 ans. « Quand j’ai commencé, je prenais la voix de Booba ! (rires) Mais à force de taffer ça a fini à ressembler à quelque chose », explique-t-elle. Après le bac et un an à la fac, Alison comprend que son avenir n’est pas sur les bancs d’une université mais dans le monde du son.

A 18 ans, elle part pour la capitale et habite depuis à Boulogne. « J’ai ouvert mon Myspace à 19 ans, c’est comme ça que j’ai commencé à faire parler de moi. J’ai eu 200.000 visites sur la page Myspace que je me suis fait hacker, et sur la nouvelle j’en ai 330.000. Pareil sur mon Skyblog ».

Repérée par MyMajorCompany, Agonie reçoit un mail de Sevan Barsikian, un des boss du site, qui a flashé sur le titre « Pense à moi ». Et tout va très vite. « Au début je doutais, mais j’ai vu que c’était sérieux. J’ai rencontré MyMajorCompany en janvier 2008 et j’ai été sur le site en mai avec “Pense à moi“, “J’ai mal“, “Ils peuvent toujours venir“ et “Seule“. Deux des quatre titres avaient été enregistrés par Iccops, qui a produit la majorité de mon album ».

Le "business plan" de MyMajorCompany : trouver des internautes intéressés par l’artiste, et les faire investir à concurrence de 70.000 euros. Pour Agonie, le chiffre est atteint en 12 jours, un record. « J’ai 238 producteurs, de 10 euros à 6500 euros. Ce qui m’a aidé, c’est que je suis passé dans l’émission Capital sur M6, qui faisait un sujet sur les nouveaux talents d’Internet. Les gens ont eu peur de ne plus avoir de parts ! »

Parée pour enregistrer, Agonie se met au travail dans l’urgence. Pas question de sortir du réchauffé : à part « Seule » et « Pense à moi », ses deux titres fétiches, Agonie écrit des nouvelles chansons, rencontre des producteurs (Sayd Des Mureaux, Philémon), construit son concept d’album, inspiré par Alice au pays des merveilles, son livre de référence.

« En Bretagne, c’est un peu mort, on broie du noir, il n’y a rien à faire. J’ai eu beaucoup de temps pour écrire. Quand j’écris, c’est souvent sombre, je dois être comme ça à l’intérieur. Je met tout sur papier pour garder le sourire, et j’ai aussi écrit quelques textes joyeux pour aérer un peu ». Certes, la joie n’est pas ce qui domine dans des textes puissants comme « Accepte la vie » ou « Pense à moi », mais « Tais-toi, nettoie » est d’un humour décapant avec son inversion des rôles entre masculin et féminin, tout comme « J’aime pas les clubs » qui raconte son aversion pour les boîtes de nuit.

« Ce qui peut amener le public qui n’aime pas le rap vers cette musique, ce sont les textes. Il faut que ça parle aux gens », ajoute Alison.

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