Kery James veut encourager les étudiants !

Par , publié le 24/06/2014 à 16:25 - 950 vues
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Kery James veut encourager les étudiants !

"On est pas condamnés à l'échec" qu'il disait, et bien il s’apprête à le mettre en œuvre !

Après avoir annoncé dans une récente interview qu'il souhaitait arrêter le rap pour se consacrer plus en avant à l’acoustique, l'ancien rappeur d'Idéal J et de la Mafia K'1 Fry veut se lancer dans une nouvelle aventure ! En effet, bien que ce dernier ne voudrait plus être considéré comme un rappeur mais bien en tant qu'artiste à part entière, il n'en n'oublie pas pour autant les messages de ces textes et nous montre bien qu'il a été un des piliers du rap conscient. De ce fait, il a déclaré au journal Le Parisien, vouloir lancer une bourse pour les étudiants français et d'Outre-Mer et redistribuer son argent lors de sa prochaine tournée acoustique.

Une bien belle action sociale solidaire, bravo l'artiste !

Voici un extrait de l'interview donnée par le Parisien

Après Bercy, vous avez un nouveau projet, une tournée et des bourses d'études. Pouvez-vous nous en dire plus ?
KERY JAMES. Ce concert était un des derniers concerts de rap traditionnel. A la rentrée, je repars vers une tournée acoustique avec une particularité : je reverserai une partie de mes cachets pour aider à financer les études supérieures de jeunes. Pour beaucoup, les écoles coûtent trop cher, et pas seulement en banlieue. En province et en outre-mer aussi. On va leur demander de monter un projet qui sera examiné par un comité dans chaque ville. On aidera le dossier le plus sérieux, le plus pertinent.

Comment vous est venue cette idée de bourse d'études ?
Je veux mettre en application ce que je répète dans mes chansons : il est important de faire des études. Je fais un acte concret dans ce sens pour les aider. J'ai dénoncé dans Constat Amer (son dernier album, ndlr), un manque de solidarité et il faut, à un moment donné, montrer l'exemple. Quand on a évolué socialement, rien n'est organisé pour retourner d'où on vient et aider les autres. C'est cela que je veux montrer. Moi je sais faire des textes et monter sur scène. Je trouve cela normal de reverser une partie de mes revenus pour que quelqu'un sorte la tête de l'eau. Si tout le monde fait cela à son niveau et dans son domaine, on peut arriver à créer une force, un lobby pour faire changer les choses.

Combien de jeunes veux-tu aider ?
Cela dépendra du nombre de dates et du coût des projets proposés. Je n'ai pas encore d'idée précise mais je pense que si tu donnes 2 000 euros à quelqu'un, déjà il peut faire une année dans une bonne école. Ça ne réglera pas tout mais ça peut l'aider. Il y aura aussi une part de coeur et de motivation. Si quelqu'un a un projet très utile, qu'il est vraiment motivé et que je sens qu'il ne va pas lâcher, je lui donnerai la part de cinq.

Est-ce important de vous appuyer sur les municipalités et les associations qui feront parties du comité de décision ?
Ce n'est pas capital car je le ferai avec ou sans eux, mais cela va permettre à tout le monde de pouvoir participer. C'est aussi une question de transparence. Si des mairies rajoutent quelque chose à ce que je vais déjà reverser, ce sera bien.

Vous avez toujours eu des textes très engagés mais avez-vous l'impression avec ce projet de passer des paroles aux actes ?
Non, c'est peut-être naïf, mais non. Pour moi c'est la continuité de mes chansons, c'est naturel. Et puis avec mon association, je faisais déjà des cadeaux à des jeunes. Peut-être que l'on ne s'imagine pas cela d'un artiste car la plupart font de la musique pour faire de la musique. Mais sincèrement, je n'ai même pas l'impression de faire un truc bien. Cela fait 20 ans que je fais ce métier, cela fait peut-être dix ans que j'en vis. A un moment, il faut redistribuer.

Malgré votre carrière, est-ce que cela vous manque personnellement de ne pas avoir fait d'études ?
Oui aujourd'hui, je me pose souvent la question. J'aimerais bien repasser mon Bac. Ce serait bien. Déjà quand on me demande si j'ai mon bac, je n'aime pas répondre non. Je ne m'y fais pas. Et je trouve que ce serait un bel exemple. Ce serait une victoire en plus, une nouvelle mise en pratique de mon adage « on n'est pas condamnés à l'échec ».
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