Antilope Sa

  •   ANTILOPE SA
  •   N/A
  •   N/A
  •   N/A
  •   N/A
  •   N/A

Biographie de Antilope Sa

L'antilope est dans la place !

D'où vient ton nom de scène Antilope sa et pourquoi ce nom ?
Antilop sa pour anti-salope, parce que je ne veux pas de salope, je suis contre les fausses amitiés, les fausses affinités. J'ai une large définition de salope. Pour moi, c'est quelqu'un qui se défile, c'est un parvenu, un vautour, un hypocrite. Je suis anti salope pour ça. J'aime les personnes franches et sincères.

Qui est Antilope Sa ?

J'ai commencé au sein du collectif ATK, un groupe avec lequel j'ai fait un premier album intitulé Heptagone, nous en avons vendu plus de 50 000 exemplaires en circuit indépendant. Aujourd'hui, je sors mon album solo chez Nouvelle Donne.

Comment décrirais-tu ton album ?

C'est un travail quasi auto biographique et en même temps très proche des gens du point de vue des thématiques. Dans Aicha, Aicha c'est cette fille qui se trouve à assumer des situations difficiles très jeunes et devient mature, comme une maternité précoce. Ce qui peut arriver à n'importe qui. Dans Douleurs profondes, il est question d'adultère, de déception sentimentale. Ce sont des soucis quotidiens qui arrivent à tout le monde. C'est un album universel !

A travers l'écoute de cet album, on a l'impression que certains titres sont liés et offrent des vues différentes. Comment l'expliques-tu ?

Tout à fait ! C'est vrai un titre comme Aicha s'apparente à un autre comme Les filles du quartier. Les filles du quartier, ce sont ces « meufs » qui flambent, qui s'affirment et qui ont un parlé cru. Elles ont une insouciance d'apparence car bien souvent elles cachent des « Aicha » ou peuvent le devenir.
Il y a tout le temps ce parallèle tout le long de l'album. Il y a du soleil dans L'été sera chaud mais il y a de la pluie dans L'encre en guise de larmes.

Comment s'est déroulée la réalisation de ton album, L'encre en guise de larmes ?

J'ai passé quatre années à la réalisation de cet album. Après l'album Heptagone avec le collectif ATK, nous avons voulu mettre la carrière du groupe en stand bye pour des évolutions en solo. Et un album solo ne se prépare pas en une semaine, il faut une maturité et beaucoup de recul. Surtout la présence de Jaaos tout au long de l'album a été déterminante.

Sur ton album, tu as invité d'autres artistes. Comment les as-tu rencontrés ?

Mon producteur est à l'origine de beaucoup de ces rencontres. Concrètement, j'ai rencontré Singuila, Kazkami, Ablaye M'Baye en studio. Des grands moments d'émotion.
Jaaos est un prof de musique, plus âgé que moi. Il m'a permis de prendre du recul et de faire des choix dans les thématiques, dans les ambiances musicales et les mélodies.

Pour revenir sur le thème de la femme, à ton avis, on respecte plus les « Aicha » ou « les filles du quartier » ?

Je pense qu'on respecte plus une fille du quartier qu'une Aicha. Si je devais me réincarner, je préférerais être une fille du quartier, ces filles là sont des hommes. Elles se battent, elles vont de l'avant, d'une manière gauche, maladroite mais elles ne se laissent pas faire.

Toujours à propos de femmes, tu as perdu ta mère, il y a peu. Pendant la réalisation de ton album, était-elle présente dans ton esprit ?b

Je suis arrivé en France à l'age de 3 ans avec mon père. Ma mère pour différentes raisons est restée au pays. Aujourd'hui, j'ai 24 ans et je ne l'ai jamais revue. Au fur et à mesure, elle était pour moi comme une personne que je ne connaissais pas, quelque chose s'était cassé en moi à 3 ans. Pour moi, c'est une parfaite inconnue. Je ne me sens pas orphelin mais je comprends l'état d'esprit d'un orphelin.

Dans l'album, tu rends hommage aux femmes car elles représentent l'espoir... En grandissant, j'ai pris conscience que la femme, c'est l'avenir et je me devais de lui rendre hommage dans l'album. Elles nous mettent au monde, elles ont l'avenir entre leur main et dans leur ventre. Cela me paraissait être une évidence.

Le titre de l'album, au fond aurait pu s'intituler Le pacte avec les anges ?
Oui, c'est vrai. Il y a toujours cette histoire de parallélisme entre les morceaux. L'encre en guise de larme aurait pu s'intitulé Le pacte avec les anges.

Quel regard portes-tu sur le Rap français ?

Le Rap a des facettes différentes, il y a du bon et du mauvais mais ce qui est certain, c'est qu'il y a de la place pour tout le monde. Il faut élargir notre audience pour ne pas rester dans une sorte de « ghetto ». Il faut montrer qu'on a des messages à faire passer, des émotions sans être subversif.

Parmi les artistes français, quels sont ceux qui t'inspirent ou avec qui tu as des affinités ?

Le groupe IAM que je respecte énormément, Kerry James pour l'écriture et Mc Solaar. C'est le mélange de tous ses artistes qui m'inspirent. Il y a des artistes de variété française que je respecte beaucoup comme Calogero, Jean-Jacques Goldman, Benjamin Biolay…Ils n'ont rien à voir avec mon registre, mais ils savent écrire et ça c'est important.

Quelle est la part de l'Afrique dans tes compositions ?

La part de l'Afrique ! J'ai toujours été proche et loin d'elle, c'est assez paradoxal. J'ai quitté le pays à 3ans et je n'ai plus eu l'occasion d'y remettre les pieds mais l'Afrique est en moi et ça ne bougera jamais. J'en porte la couleur et je suis fier de porter son flambeau.
Avec le titre La pacte avec les anges, c'est ma manière de rendre hommage à ma culture, à mes racines et à mes valeurs africaines.
Lorsque tu souhaites manger des repas africains, où vas-tu ?
Je vais à la Jungle Transafric pour le Ndolé, le Yassa, le Kassa Kassa… Je suis un gros mangeur, j'aime les bonnes choses. J'apprécie énormément nos plats culinaires et la manière de les accompagner avec du piment.
   

Lâche ton Commentaire