Cut killer

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Biographie de Cut killer

Il est des personnages emblématiques du Hip Hop qui font figure de modèle auprès de l'ancienne comme de la nouvelle génération. Cut Killer fait partie de l'un de ces précurseurs du mouvement Hip Hop en France.

Passionné de musique, ses goûts sont d'abord assez éclectiques, il écoute tant Génésis que James Brown avec comme principal intérêt les sons de batterie. Une addiction au beat qui trouve tout naturellement son exutoire quand le Hip Hop débarque sur les ondes pionnières de Radio 7. C'est porté par les émissions de Dee Nasty et Sidney ainsi que par les bonnes vibes des soirées dans la boîte interpole du quartier et, plus tard, au Globo que Cut Killer s'oriente vers le Hip Hop. Mais il faudra attendre la venue un soir de DJ Cash Money, figure tutélaire du Dee Jaying, pour qu'il choisisse son arme de prédilection : une paire de platines.


Ses débuts

C'est la musique plein la tête que Cut Killer et quelques amis fondent alors IZB, une association destinée à promouvoir cette culture urbaine naissante. Il va en être un fervent défenseur, tout au long des années où elle est en gestation dans l'underground parisien. Ainsi, dès 1991, il pose des scratches sur l'album d'Original MC, un groupe de rap français dont personne ne se souvient, même pas lui. Puis, de battles en soirées, il se fait un nom, celui du DJ Hip Hop le plus connu et reconnu sur la place, l'héritier du défricheur Dee Nasty. Les collaborations s'enchaînent, il tourne alors avec MC Solaar, apparaît dans le film La Haine, pose ses scratches sur l'album solo d'Akhenaton d'IAM et sévit sur Radio Nova pour un Cut Killer Show immanquable.

Les idées fleurissent et c'est vers le milieu des années 90 que Cut Killer tente, avec d'autres, d'adapter à la France le principe des mix-tapes, ces cassettes de nouveautés rap, mixées avec dextérité et étayées au fur et à mesure de freestyles d'artistes français en devenir. S'il n'est pas le tout premier à marcher sur les traces des grands new-yorkais (les Kid Capri, Doo Wop, Ron G, DJ Clue...), il est celui qui a cristallisé sur son nom le phénomène. Ainsi, parmi une production de mix-tapes exhaustive et performante, Cut Killer enregistre une longue série de cassettes dédiées à de nouveaux groupes de rap français, dont certains sont devenus par la suite des leaders de la scène locale et nationale.


Ses entreprises

Face au succès de ses mix-tapes, c'est logiquement que Cut Killer entreprend d'étendre la distribution et donc d'élargir son public par la réalisation de compilations sous format CD. Cut Killer et East, son acolyte rappeur tragiquement disparu, portent le projet ambitieux de fonder un label. D'abord association de DJ's, puis label de productions et enfin société de Merchandising et de Street Marketing, Double H devient en quelques années l'un des labels indépendants les plus performants du marché. L'émergence du marché du Hip Hop français combiné au succès de Cut Killer et de « ses entreprises » encouragent celui-ci à développer l'activité de Merchandising. Celui-ci crée alors la ligne de vètement HH Wear.


Ses productions

Pour la scène Hip Hop

Ainsi commence, en 1996, la saga des « Hip Hop Soul Party » chez MCA. Dès le deuxième volume apparaissent des inédits, avec entre autres Fabe et Busta Flex, tandis qu'un CD est consacré au Hip Hop, le second s'oriente vers le R&B. Un concept est né : rassembler sur un double CD ce qui se fait de mieux dans le son du moment, avec des inédits de rappeurs et chanteurs ou chanteuses français(es) permettant, alors, à ces artistes de se faire connaître. Les ventes grimpent et les affaires continuent, Cut Killer enchaîne les productions et sort en 1997, le « Cut Killer Show » qui rencontre, tout autant, un succès national et « Eastwoo » à la mémoire de East. « Opération freestyle » , « le Prologue », le maxi « Trop Loin » de Doudou Masta et « Détournement de Son » de Fabe l'année suivante, comblent un public exigeant en renouant avec le son underground hexagone.

Cut Killer entouré de Dj Abdel, Dj Pone et d'autres acolytes lance, en 1999, deux albums « R&B 2000 International » et « Double H DJ Crew » qui illustrent déjà la diversité et la qualité des productions. Également Soucieux de mettre en avant des artistes français de talent, Cut Killer choisit de produire Fabe, Doudou Masta et les 113, détenteurs avec « Les Princes de la Ville » d'un album certifié platine et deux fois vainqueurs aux Victoires de la Musique 2000. Puis, dans une optique de développement, Eastory Editions est mise en place. Afin de distinguer les productions de compilations de celle d'albums, Cut Killer crée Eastory Productions.

En 2000, l'épisode 4 de « Hip Hop Soul Party » fait rage dans le top 50 et est immanquablement couronné par un disque d'or. Toujours dans un projet de développement artistique, Cut Killer impulse de nombreuses collaborations entre artistes français et américains et lance, avec succès, deux maxi-vinyles dont « Livings Legends » featuring Cocoa Brovaz. Par ses diverses productions, Cut Killer entend satisfaire à la fois le public spécialisé et le grand public.

L'année suivante, Cut Killer continue sur la même lignée et sort « Cut Killer Show 2 » devenu, inévitablement, disque d'or ; tout comme « Hip Hop Soul Party 5 » certifié double disque d'or et qui reste numéro 1 du Top pendant cinq semaines successives. Cette année aussi, il choisit de produire DJ Cream, le spécialiste de la West Coast pour un « California Love » mémorable.

En 2002, Cut Killer se diversifie encore en lançant deux compilations l'une dédiée au son ragga-dancehall « Ragga Killa Show» et l'autre au rap français « 1 son 2 rue ». Dans cette dernière, Cut Killer rend hommage au Hip Hop français en présentant les grands classiques d'hier et d'aujourd'hui. Eternel défenseur de rap français, Cut Killer produit cette année-là, le old timer Doudou Masta pour son album « Mastamorphoze ».

2003 est l'année de « Hip Hop Soul Party 6 » qui figure parmi les meilleures ventes de compilations. Cette année encore, Cut Killer nous surprend en produisant une jeune Djette, DJ Queen P et sa compilation « Where my ladies at ? ». Attaché à soutenir la nouvelle génération de DJ, il produit de nouveau DJ Cream et le très attendu « California Love 2 ». A peine ces derniers projets terminés, il se remet derrière les platines et nous concocte une nouvelle compilation « Party Jam » pour nous offrir le meilleur du Hip Hop outre atlantique des années 90.

Pour le cinéma

C'est en 1995 que Cut Killer fait sa 1 er apparition au cinéma en jouant son propre rôle de DJ dans « La haine » de Matthieu Kassovitz. Les retombées médiatiques du film sont immédiates et emportent avec elles le mix d'Edith Piaf et NTM sur l'instrumental de KRS One « Sound of da police ». Cette expérience l'enthousiaste et l'encourage à développer des productions pour le cinéma.

Cinq plus tard, Cut Killer réalise trois titres phares de la BO de « Gamer » de Zak Fischman : « Thème Schaolin », « Sweet Money » featring Piero Battery et « C'est chaud » en association avec Hervé Rakoto featuring Doudou Masta et Sully Séfil. Il enchaîne la même année avec « The Dancer » de Fred Garson, produit par Luc Besson où il assure cette fois la synchronisation des passages audio des séquences de danse, tout en faisant une apparition devant les caméras. Cut killer prouve encore une fois qu'il possède une capacité créatrice indiscutable. Les professionnels du cinéma ne mettent pas longtemps à s'en apercevoir.

En 2001, de nouveau Cut Killer participe à la réalisation de musique de film avec le morceau « The way of life » featuring MC Dynamax dans « Un ange » de Miguel Courtois. Puis, c'est la consécration, il se voit proposer de signer la totalité de la musique de « La squale » de Fabrice Genestal.

Les propositions s'enchaînent. Cut Killer, associé à DJ Abdel et en featuring avec Jérôme Prister et les Frères Pétards, réalise la musique du générique du film « Le Raid » de Jamel Ben Salah. Son talent faisant la différence, Cut Killer réalise une nouvelle fois, une synchronisation avec le titre « Shake it up » de Horace Brown tiré de la compilation « R&B 2000 International » pour « 3 zéros » de Fabien Onteniente. Ensuite, c'est Vincent Pérez pour son film « Peau d'ange », qui fait appel à Cut Killer pour un morceau ragga en featuring avec la chanteuse Kwin. Enfin, toujours présent sur la scène Hip Hop, Cut Killer, en plus de faire une intervention sur son rôle de DJ au combien prépondérant, participe à la musique du documentaire « Rapattack » réalisé par Chimiste.


Ses autres activités

Sa notoriété ayant dépassé les frontières, le grand Funk Master Flex fait appel à Cut Killer et l'intègre au prestigieux collectif de DJ's Big Dawg.

Face à la demande croissante de Cut Killer pour des soirées, la société « Chaos Productions » est créée et s'occupe désormais du Booking. Cut Killer participe à de nombreuses soirées en France et à l'étranger tant dans les discothèques que pour les soirées privées comme l'avant première européenne du « Seigneur des anneaux » ou les célèbres soirées de P. Diddy de Paris à St Tropez. Ce dernier lui demande également de faire la première partie de son concert à Bâle en Suisse en 2001 mais aussi de l'accompagner sur scène lors des MTV Europe Music Awards 2002 à Barcelone ; émission qui réunit un milliard de téléspectateurs dans le monde. En 2004, Cut Killer sera partenaire sur la sortie du mobile Be DJ de Philips.

Après avoir sévit sur radio Nova de 1994 à 1996, Cut Killer continue son émission « Cut Killer Show » devenue culte, sur Skyrock, tous les samedis de 22h à minuit. Accompagné du DJ Crew cette fois, il reprend l'antenne tous les mardis de minuit jusqu'à l'aube, pour un « Bumrush » endiablé.

Ses Projets

Fort de ses expériences, Cut Killer a désormais comme projet de développer ses productions pour le cinéma. Grand amateur de films dans toute leur diversité, il souhaite plus que tout servir le 7è art. Il lui semble maintenant essentiel de découvrir toutes les possibilités créatives que peut offrir le cinéma. C'est donc dans une logique artistique que Cut Killer souhaite participer à sa façon à la production d'oeuvres cinématographiques car la création de musique ne peut se limiter à celle de mix-tapes, d'albums et de compilations, mais elle s'inscrit dans la lignée d'un travail de compositeur. Les musiques de film font partie intégrante de la production cinématographique et l'application donnée à la réalisation garantit un relais au succès du film lui-même. Aujourd'hui, tout producteur et réalisateur attachent une grande importance aux musiques de film car elles apportent une autre dimension à l'oeuvre et entraînent davantage encore le cinéphile dans l'univers du film.

Véritable hydre créative, Cut Killer est aujourd'hui un artiste, un compositeur, un producteur, un chef d'entreprise et, toujours, un DJ de soirées, car il n'oublie ni ses bases, ni le plaisir qu'il retire à chaque fois du moment où, à grand renfort de passe-passe, il tire par la manche le public vers la piste.
   

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