Daddy Mory

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Biographie de Daddy Mory

Ce n’est pas par hasard que Daddy Mory a choisi son nom d’artiste. Né à Paris, dans le quatorzième arrondissement, mais élevé à Ivry-sur-Seine (94, Val-de-Marne), où il vit toujours, l’enfant de la banlieue sud voulait rendre hommage au chanteur Mory Kante. ”C’était aussi pour moi qui suis né d’une mère martiniquaise et d’un père malien une façon de revendiquer mes racines, de saluer mes aînés”, confie Mory.

Dès la fin des années 80, Mory se taille une réputation au sein de la scène rap underground et dans les touts premiers sound-systems. Tout d’abord avec la formation ragga-hip-hop Drop The Lyrics avec les rappeurs Kafir et Fredo, aujourd’hui membres du groupe La Brigade. Après des concerts ”dans toutes les MJC de toutes les banlieues” , Mory participe en 1990 à la naissance du Sundjata Sound-System (du nom d’un ancien roi du Mali) avec Big Red, Big Daddy et Just Well. ”Avec Big Red, la complicité a été immédiate car nos styles se rapprochaient.” Ainsi naît le duo Raggasonic. On connaît la suite.

Sortis en 1995 et 1997 les albums ”Raggasonic 1” et ”Raggasonic 2” sont respectivement vendus à 200 000 exemplaires. Et comptent autant de tubes qui font connaître la scène ragga française au grand public : ”J’entends parler du sida”, ”Bleu blanc rouge”, ”Faut pas me prendre pour un âne”, ”Laisse le peuple s’exprime”... Le succès n’est pas que radiophonique. Parfaitement rodés après des années passées à écumer les sounds sytems, Red et Mory explosent littéralement sur scène, enchaînent tournées et festivals. Le duo est d’autant plus efficace qu’il bénéficie de l’appui d’une impressionnante section rythmique, le Ruff Cut Band, originaire de Londres, repéré aux côtés de stars jamaïcaines telles que Buju Man, Denis Brown, Gregory Isaac, Culture, Freddy Mc Gregor ...

La célébrité est un monstre qui dévore ses enfants. On a beaucoup glosé sur le split de Raggasonic. ”1999 a été une année triste, se souvient Mory. J’ai été incarcéré quatre mois aux Antilles pour détention de Marijuana. Ce qui nous a fait manquer la fête de l’Humanité, où nous devions jouer sur la grande scène. À mon retour, j’ai appris que Red préparait un album solo... Des gens disaient que j’étais mort artistiquement, pire un délinquant....” Heureusement, Mory a une famille. ”Ma femme, qui m’a donné une fille, m’a énormément soutenu et permis de ne pas sombrer. Peu à peu, j’ai repris confiance. D’autant que l’underground ragga, lui, ne m’a pas laissé tomber...” Loin des spots lights et des plateaux des télévisions, Mory se produit régulièrement en sound system et a même été le parrain du championnat de France des sounds-systems à Paris, en novembre 2002, où le public lui réserve un accueil triomphal...


Aujourd’hui, Mory a signé un contrat avec le label Nouvelle Donne, qui a une vraie expérience au niveau des musiques urbaines. Il s’est ainsi attelé à la préparation de son nouvel album, ”Reality”. Son frère aîné Rudy, (producteur artistique Head Lion), et son cousin Anka (ancien manager de Lord Kossity), font toujours parti de l’équipe comme pour l’album précédent, ”Ma voix résonne”. Pour ”Reality”, Mory est parti pour la Jamaïque pour mixer son album. Résultat de longues journées (et nuits) de studios, ”Reality” plonge ses racines dans le reggae d’hier tout bénéficiant d’un son digital impressionnant. ”Je voulais réaliser un album de reggae qui sonne comme un album de rap, un disque à la fois conscient et dance-floor. Comme un selector dans un sound-system, j’explore les différents styles, évolutions et influences du reggae. J’ai écrit chaque morceau en pensant à la scène. Trop d’artistes composent en studio des titres qu’ils sont bien incapables de refaire live”, confie Mory. Sans racolage, ”Reality” devrait séduire le plus large public sans pour autant se couper de l’underground reggae où est né cette musique.
   

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