Pierpoljak

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Biographie de Pierpoljak

Pierpoljak, de son vrai nom Pierre Vilmet, est un chanteur français de Reggae né le 7 septembre 1964 à Paris.

Pierre Vilmet grandit en banlieue parisienne, dans l’Essonne, puis à Colombes dans les Hauts-de-Seine. Dans le milieu des années 1970, il évolue comme batteur au sein d’un groupe rock punk, Samu 92 .

Quelques années plus tard, il fraie avec les Punks de la capitale et la ”Bande des Halles”, où on le surnomma Pierrot le fou. Ce groupe anti-fasciste était connu pour ses rixes avec les néo-nazis. De ce passé trouble qu’il évoque peu naîtra une légende urbaine faisant de lui un ex-”bonehead”, les skinheads d’extrême droite.

Il s’envole alors pour Londres et finit dans un squat où il découvre le reggae, genre musical déjà bien pratiqué en Angleterre grâce à la forte présence anglo-jamaïcaines, mais pas encore en France, mis à part peut être Bob Marley ou Jimmy Cliff.

Après un séjour en prison, il se fait engager comme équipier sur un cargo marchand à destination des Antilles, plus précisément de la Martinique.A la fin des années 70 il s’y installe pour écrire et composer sous le pseudonyme de Peter Pan, qui deviendra par la suite Peter Brada. Ses influences principales sont les artistes roots jamaïcains comme Dennis Brown, Burning Spear, Desmond Dekker ou encore Toots & the maytals etc.

Pierre va alors faire ses classes dans le milieu des sounds systems aussi bien Antillaises que Parisiennes.

En 1989, il est présent au sein de la compilation Earthquake regroupant d’autres artistes comme Tonton David par exemple, tous membres du EarthQuake Sund System.Il y chante deux titres, Pani danger en créole et littleman en anglais. On le retrouve également sur les compilations Blues Party et 120Rim avec entre autres Daddy Mory ou Daddy Nuttea au début des années 1990.

En 1995, de retour en france et installé dans la Nièvre,le label Barclay le remarque et décide de produire son premier album éponyme. De cette album sont extraits les singles 10 millions de glandeurs et Boulets rouges. Pierre Vilmet devient Pierpoljak.

Avec cet album, Pierre, déjà père de trois enfants espère se faire connaître aux yeux du grand public et s’entoure de musiciens talentueux comme Ras Jumbo, Charles Laubé, Stepper ou Didier Bolay.

Un an plus tard, dans les locaux de Barclay, Clive Hunt (en), producteur entre autres de Jimmy Cliff, de Capleton, Dennis Brown, Culture, Peter Tosh, Alpha Blondy et des Abyssinians, le remarque et décide de l’emmener avec lui en Jamaïque afin d’enregistrer au Tuff Gong studio (studio de Bob Marley) un remix de la chanson La Music présente sur son premier album. C’est un grand succès en Jamaïque, tant et si bien que Clive décide de prendre Pierre sous son aile.

Le second album de Pierre, l’album Jamaican Rides, sorti en 1996 est le premier d’une longue série d’albums enregistré a Tuff Gong. En sont extraits les singles La Music, Le Mec bien 2 et Who Say Herb Na Fe Smoke.

Sur scène, son gang Jamaïcain impressionne, le souhait de Pierre est de faire connaitre le véritable Reggae de la Jamaïque, le Reggae aux basses puissantes et aux textes forts, le Reggae des ghettos youth de Kingston au public francais, plus habitué jusque là au reggae ”bon enfant” de Tonton David.

Aux Transmusicales de Rennes en 1997, aux Eurockéennes de Belfort ainsi que dans tous les Zéniths de France le public est au rendez-vous. Pierpoljak a réussi son pari, faire du Reggae music un genre à part entière dans le paysage musical français.

Pékah reprend le chemin des studios, début 1997, toujours en Jamaïque, au Tuff Gong studio et toujours appuyé par Clive Hunt et la Pékah Machine (notamment Leroy ’Horsemouth’ Wallace et Earl Chinna Smith) afin d’y enregistrer son troisième opus, Kingston Karma Plus d’1 million d’exemplaires de Kingston Karma seront vendus, particulièrement grâce aux singles Je sais pas jouer, Pierpoljak et À l’intérieur.

En 1999, le groupe de rap La Brigade lui propose une combinaison alléchante pour leur album Testament. Le titre Opération coup de poing, reprise du ”Brigadier Sabari” d’Alpha Blondy, fera dire à ce dernier : « Pierpoljak est comme mon petit frère. »

En 2000, il fonde le collectif +2cœurs=soleil et donne leur chance aux jeunes espoirs du reggae français Taïro, Boom sound, Matthieu Ruben, Boboyouth, Faada Fredy et Asher, ainsi qu’aux vétérans de la scène Reggae que sont Daddy Yod, Supa John (en) ou encore Daddy Mory. Le résultat est un double album +2coeur=soleil dont sont extraits les singles Farandole ou Sauvages, suivi d’un grand concert festival a l’Elysee Montmartre en 2000.

C’est également cette année-là (2000) que sort son quatrième album solo, Je fais c’que j’veux, toujours enregistré à Kingston au Tuff Gong studio avec Horsemouth et Chinna Smith. Cet album, plus mûr que les précédents sera justement récompensé et connaitra un énorme succès: double Disque d’Or. Les singles Dépareiller et Maman sont tirés de cet album. Pierpoljak remportera les victoires de la musique avec la chanson Maman, hommage à sa mère, chère à son coeur et régulièrement citée dans ses chansons.

En 2001 on retrouve Pierre pour une combinaison avec Third World et King Daddy U-Roy, sur l’album ”Serious Matter” de se dernier pour le titre ”Atention”, et sur l’album de Flamengo, Vibes à Paris, sur le titre ”Force pour lutter”.

Pierpoljak avait tout pour être heureux artistiquement parlant, mais après une tournée triomphale (plus de 400 dates), un disque de platine, un autre double disque d’or, il tombe malade (pneumothorax) et est hospitalisé en urgence.
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Lassé par les promos et le show business, il décide de partir faire le tour du monde sur son petit voilier durant presque 4 ans.

Et c’est de ces multiples ”quêtes” que Pierre va puiser l’énergie nécessaire pour redevenir Pierpoljak.

Il commence alors l’écriture de son cinquième album solo, Stim turban (du nom de son nouveau groupe) marqué du sceau du reggae le plus roots, toujours enregistré à Kingston au Tuff Gong studio, qui sort durant l’été 2003 et dont sont extrait les singles Allez les filles, Un monde fabuleux ou encore Situation difficile.

De la volonté même de Pierre, la promo autour de l’album restera très limitée malgré les moyens financiers de Barclay.

cette même année, il enregistre en exclusivité pour le magazine Ragga Magazine le titre ”Ame & Conscience” avec lequel l’artiste effectue un emise au point sur sa vision du Rastafarisme, de son interpretation occidental et règle donc leurs comptes à quelques ragôts persistants.

En 2004, il pose sur la compilation du label Clean Vibes le titre Rough for a poorman en clin d’oeuil à son ami le chanteur Anthony B. .

En 2005, on le retrouve sur la mixtape de Daddy Mory et Mad Killa (en) intitulé VIP II pour le titre Gal Wan Money, gros succès aux Antilles.

Surtout il participe cette même année (2005) au projet de Sowan records (label créé par Charles Laubé et Ras Jumbo respectivements batteur et bassiste reconnus de reggae). Ce projet, similaire au collectif +2 coeur = soleil de Pekah, consiste à réaliser un album regroupant artistes confirmés (Pierpoljak, Tiken Jah Fakoly, Spraggy (en)) et artistes en devenir (Omar Pulosow, le trio de Positiv young Lion ou Welcome) et sur lequel chacun des artistes réaliserait un titre inédit. Après avoir fait connaitre l’album, l’objectif était de réaliser un immense concert-festival réunissant tous les artistes présents sur l’album. Le 29 janvier 2006, l’objectif est plus que réalisé, à l’Elysée Montmartre avec un concert mémorable réunissant pléthore d’artistes. Pierpoljak restera près d’une heure sur scène pour un concert conclu avec deux duos avec Spraggy et Tiken Jah Fakoly.

En mars 2006, il sort son sixième album solo intitulé Je blesserai personne, album pour lequel il a fait appel au toaster jamaïcain Elephant Man, sur le titre Scandal bag, mais aussi à son ami le chanteur Tiken Jah Fakoly, sur le titre Si, si.

Cette même année, le producteur Mato (Makasound) demande à Pierpoljak de bien vouloir prêter sa voix pour son album concept Il est 5h Kingston s’éveille, avec d’autres artistes comme R.wan, Merlot, Princess Erika... dont le thème est la reprise de classiques des années 1970 en reggae. Pierre y chante J’ai encore rêvé d’elle du groupe Il était une fois.

Enfin, vers la fin de cette année 2006, il s’autoproduit sur une mixtape ragga-dancehall 17 titres du nom de Cheper qu’il distribue lors de ses concerts ou via son site internet.

En 2007, il sort (sous le pseudo de Pékah) son album jamaïcain enregistré en 2000 et sobrement intitulé Tuff Gong Blues en hommage à tout ce temps passé dans l’antre du grand Nesta Robert Marley, dit Bob Marley. Sur ce neuvième album, chanté entièrement en Jamaïcain, sont présents en featuring des grands noms du Reggae tels qu’Anthony B, Horace Andy ou Junior Kelly. Cet album ne sortira pas en France (problème avec Barclay) mais connaîtra un franc succès dans le reste du monde.

On peut également retrouver Pierpoljak en 2007 sur l’album de son ami le chanteur Jamaicains Blackmann pour le titre Berlin Wall sur l’album In The Street.

Il pose cette meme année sur l’album du Japonais TOMUYA pour une reprise de Django Reinhart, Nuage.

En 2008, Pierpoljak est rappelé par Mato pour son album Il est 5h02, suite du fameux Il est 5h... reprenant le même concept que son prédecesseur mais avec des chansons des années 1980 sur lequel Pekah y chante Mon fils, ma bataille (Daniel Balavoine).

On le retrouve en 2009 sur la compile Dhuys City regroupant de nombreux artistes du milieu Hip-Hop tels qu’Alpha 5.20 pour le titre ”Smith & Wesson” en duo avec Balastik Dog, ainsi que sur le premier album de Lion & Taya, groupe français de Ragga-Dancehall composé de son fils ainé Bog in Taya et de son acolyte, Lion Vibe pour le titre ”Rouge”.

Le nouvel album solo de Pierpoljak, intitulé Légendaire Sérénade est prévu pour le 8 fevrier 2010 avec des titres comme j’me comprends tout seul , Bébé Damia ou Jahid, ou encore un brillant hommage a Aimé Césaire.Le tout mélant Reggae, Pop et folk antillaise.

Pour sa nouvelle tournée, qui débuteras le 12 mars 2010 a Lyon Pekah et son nouveau groupe, le Homegrown Band on fait appel à une nouvelle équipe, Pyrprod, qui s’occupe déjà, entre autres, de Tryo.
   

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