Interview rap mag de booba
Booba

Avant même que Lunatic ne soit terminé, on avait déjà tout entendu sur ce disque. Le feat américain serait Lil Wayne/Rick Ross/50 Cent, Ali aurait participé, on avait découvert la tracklist sur le net etc, La vérité, c’est que les premières infos ne sont arrivées que lorsque Booba l’a décidé. Ce signe, ça a été Caesar Palace, le premier titre et le premier clip tiré de Lunatic. Mais l’intéressé est plutôt satisfait que tout le monde fantasme. C’est bon signe, ça veut dire qu’il y a de l’attente. Il faut dire qu’après 0.9 que certains cherchent encore à comprendre, un retour plus street avec le troisième volume d’Autopsie (et un succès commercial qui plus est) on ne savait pas très bien à quoi s’attendre de la part de Booba. C’est certainement une des clés de l’atmosphère autour de ce cinquième album solo. On s’impatiente aussi, parce que Booba a toujours pris des risques et on a toujours tendance à penser que, en tant que rappeur influent, il n’est pas loin de porter le costume de faiseur de tendance. C’est-à-dire qu’une fois qu’il a essuyé les plâtres et les critiques, les autres peuvent s’engouffrer sur le chemin qu’il a défriché mic en main. Sur tous ces sujets, Booba n’as pas fait d’impasse et a livré le fond de sa pensée.

Alors que ton cinquième album va sortir, as-tu encore des regrets concernant 0.9 ?

Je continue à croire que certaines critiques n’étaient pas fondées, notamment celles qui portaient sur mon utilisation de l’auto-tune. Tout le monde en a parlé alors que les albums qui ont suivi 0.9 en étaient remplis sans que cela ne choque personne. J’ai trouvé ça bizarre. Ça m’as marqué. J’étais prêt à faire de l’auto-tune, j’en fais aussi dans Lunatic. Apparemment ce sont les gens qui ne l’étaient pas. Sauf que tous ceux qui en ont fait derrière n’ont pas été critiqués …

Ta mixtape est arrivé un peu plus vite que d’habitude. Ce planning était-il lié à l’accueil un peu froid qu’a reçu l’album ?

Non. C’est juste que l’on a arrêté de travailler 0.9 assez vite puisqu’il n’y avait pas de singles joués à la radio hormis Illégal. Et quand tu ne passes pas à la radio, ton disque meurt forcément un peu vite. J’aurais fait la mixtape quoi qu’il se passe, parce que j’avais les sons et la motivation. Et puis, si on réfléchit bien, elle est arrivé un an après, ce n’est pas si rapide que cela.

Lunatic n’as donc pas été construit dans un sentiment de revanche ?

Pas du tout. Je l’ai fait comme tous les autres, avec l’objectif de faire un bon album, qui me ressemble, que j’aime et que j’aime écouter.

Comment as-tu mûri ce disque ?

Petit à petit. Dès que j’ai fini 0.9, je me suis mis dessus. En fait, je ne m’arrête jamais. Là, je viens à peine de terminer Lunatic et j’ai déjà des sons pour la suite. Je ne sais pas encore s’ils seront la pour la mixtape ou le prochain album, mais je suis dans une dynamique, je continue à travailler. Attention, je ne dis pas que j’écris un titre par jour, mais je reste dans une optique de travail. Je ne peux pas m’arrêter, tout simplement parce que je reçois des prods tout le temps. Forcément, dès que j’en ai une qui me plaît, j’ai envie de kicker.

Tu écoutes tout ce que tu reçois ?

Oui, absolument tout. Si je reçois 200 CD, c’est comme si j’avais 200 tickets de loterie à gratter. Tu ne peux jamais savoir ce que tu vas trouver, tu es obliger de tout écouter. Si je me dis : j’en écoute que 100, je laisse tomber les autres, il y a une voix dans ma tête qui m’en empêche. Dedans, il y a peut être le son de ma vie. Quand j’en ai trop, ça me fait chier mais je vais jusqu’au bout. Je n’arrive pas à ne pas tout écouter.

Comment ça se passe quand on s’appelle Booba ?

Je demande des prods aux gens que je connais. Le reste, je le reçois … comme ça. Sur ce disque, il y a un beat d’un Français que j’ai rencontré dans une pizzeria à Miami, en sortant de boîte. On a parlé, on a gardé contact. Au final c’est lui qui signe le titre Comme Une Etoile.

Comme tu écoutes beaucoup de sons, comment arrives-tu à faire le tri ?

J’ai pas mal de critères. Je fais des présélections. Il y en a que je réécoute plusieurs fois pour voir s’ils ne me saoulent pas, d’autres que je laisse mûrir. Si, au bout d’un certain temps je les aimes toujours, qu’ils ne m’ont pas fatigués, je sais que je peux les garder. Mais, ce qui donne le meilleur résultat, c’est quand j’accroche à la première écoute. C’est le cas pour Caesar Palace. Ce sont les meilleurs sons ceux qui te font écrire de suite.

Vivre aux Etats-Unis change-t-il ton approche du son ?

En France ou aux Etats-Unis, tu peux écouter la même chose. Ce qui est vraiment différent, c’est l’atmosphère. Ici, il y a du rap partout : à la radio, dans les voitures, les boîtes… Et puis, contrairement à la France, il y a moins de merdes. Il n’y a que du vrai son, des classiques, des nouveautés, d’autres plus à l’ancienne… Ça n’influence pas forcément ma façon de travailler, mais je baigne dedans, je suis donc dans de bonnes dispositions pour travailler.

Tu vas arriver au même moment que tous les « gros » …

(Il coupe) C’est une bonne chose. Je trouve ça très bien. Il se passe quelque chose, c’est sportif, il y a de la compétition, c’est un peu comme une coupe du monde. Je vois ça comme un combat et, forcément, il y en a qui vont disparaître …

Comment le vis-tu ?

Je m’en fous. Mon album est fait. Je ne m’occupe pas du reste, du contexte de sa sortie. Ça ne change pas la façon dont je vais travailler. Je cherche avant tout à être le meilleur, que je sorte seul ou au milieu de tout le monde.

Dans une récente interview, Mokobé pensait que des têtes allaient tomber …

Pas la mienne en tout cas (il sourit). Pas cette fois. C’est bien cette situation, parce qu’avec la crise du disque et la crise en général, il y a moins de place pour les imposteurs. C’est plus difficile de passer à la radio et il n’y a plus de vrai milieu, plus rien entre les vrais succès et les grosses carottes. D’ailleurs, beaucoup ont déjà dégagé, d’autres ne vont rien vendre. C’est une bonne et une mauvaise chose en même temps. Ça fait du tri, mais ça réduit le mouvement.

Dans Caesar Palace, tu dis : Je me prépare pour le titre …

Justement parce que je sais que des carrières vont s’arrêter. Ça se sent, c’est comme ça. Là, ce sont les albums quitte ou double, ça passe ou ça casse. Si certains se plantent sur ce disque, ce n’est pas la peine qu’ils retentent leurs chances. C’est pareil pour moi. Si je fais un mauvais album, on va beaucoup parler …

Comment te situes-tu dans le rap français, aujourd’hui ? Te vois-tu comme un faiseur de tendance ?

On parlait de l’auto-tune. J’ai peut-être été un des premiers à le faire, mais je n’ai rien inventé. D’ailleurs, c’est Mala qui m’en a donné envie et qui m’a habitué à l’entendre en français. Je ne prétend pas être novateur sur ce coup. Les raïmen en font, les Jamaïcains aussi. Peut-être que les gens pensent ça de moi parce qu’à chaque fois, j’essaie d’amener un nouveau truc, d’innover, de tenter. Si je fonctionne comme ça, c’est avant tout pour moi-même. Je ne veux copier personne et je cherche à me différencier de tout le monde. Je prends des risques. Peut être que cela ouvre des portes, peut être que cela rassure les autres : c’est bon, Booba l’as fait, on peut y aller. Je ne sais pas. Dans Caesar Palace, je reste dans mon style, il n’y a pas de révolution.

On te sent un peu détaché. Pourtant, tu as plein de lyrics qui parlent du rap français et même un titre qui s’appelle Boss du Rap Game …

C’est logique, on est dans la compétition. Dans tout ce que l’on entreprend, le but est d’être le meilleur. C’est valable pour tout le monde, y compris pour moi. Vous voulez avoir le meilleur magazine, je veux avoir le meilleur album, c’est logique. Soit tu es un gagnant, soit tu es un looser. Sans cet état d’esprit tu ne vas pas loin.

Ce genre de phrase risque encore de te valoir de l’animosité …

C’est ça le rap. Mohammed Ali l’a fait dans la boxe. Dans la rue, c’est la même chose : mon quartier c’est le meilleur, on est les plus chauds, les plus forts. Depuis l’EPS à l’école, je suis comme ça. Et, tu es obligé de rappeler parce que tu n’es jamais à l’abri. Dans Killer je dis : rien n’est jamais acquis, au lieu de mettre une pote-ca, je préfère mettre mon treillis kaki. Tu crois que tu es au top et il y a un mec qui arrive et qui pète tout. Regarde le phénomène Sexion d’Assaut. Ils ont réussi parce qu’ils ont amené quelque chose de nouveau.

As-tu l’impression de repartir à zéro à chaque nouveau projet ?

Un peu moins aujourd’hui parce j’ai une base. J’ai acquis ma notoriété. Cela ne change rien. Je suis quand même toujours obligé de donner du contenu au public. J’ai conscience d’être attendu à chaque nouveau disque parce que les gens savent que je ne fais rien à la légère. Ils se demandent toujours ce que je vais amener. Ça se sent que je travaille dur et que je ne balance pas des trucs vite fait. Au contraire, j’essaie à chaque fois de donner au maximum. Je n’ai jamais spécialement eu de mauvais retour, je n’ai jamais vraiment déçu.

Penses-tu à ce genre de choses quand tu travailles ? Si oui, cela te met-il une petite pression ?

Je n’ai pas besoin de ça. Je me la mets tout seul. Les gens m’attendant peut-être mais je m’attends moi-même. C’est ça le plus important. Quand je travaille, je me dédouble. Quand je suis au studio, je m’écoute. Je ne me dis jamais : c’est mortel tout ce que je fais. Je sors de mon corps et j’écoute B2O comme tout le monde. Et je me pose la question : Est ce que je me kiffe (rires) ? Du coup je n’ai pas beaucoup de déchets. Rapidement je sais si ce que je fais est bien ou pas. Je n’ai pas cette méthode qui consiste à faire 50 morceaux pour n’en garder que 15. Si j’en fais 50, je les gardes tous parce qu’ils seront tous travailler. Pour Lunatic, il y a 18 titres. J’ai dû en faire 20 ou 22.

A quels featurings doit-on s’attendre sur ce disque ?

Akon, T-Pain, Diddy, Ryan Leslie, Dosseh, Mala, Brams, Djé. Je ne les ai pas vraiment choisis. Ce sont surtout des gens que je connais. Avec Akon, cela c’est fait simplement. Je travaillais dans un studio à Miami, il était dans celui d’à côté. Je lui ai proposé, on l’a fait. Je voulais bosser avec T-Pain parce que j’aime ce qu’il fait, tout simplement. Ryan Leslie j’ai déjà fait un remix pour lui. Je lui ai demandé un son. Diddy, j’ai chanté avec lui à Bercy. Je venais de faire un remix de Hello Good Morning, en échange je lui ai demandé une intro, ça marche comme ça. Là-bas je suis un rappeur lambda, je ne cherche pas à être plus d’ailleurs. Eux, ils me connaissent, ils voyagent, ils savent ce que je vaux.

Côté français, pourquoi avoir choisi Dosseh ?

Au feeling. Je trouve que c’est un bon rappeur, c’est tout. Il apporte de la fraicheur. J’agis avec lui comme j’ai pu le faire avec Kennedy ou Mac Tyer. Je ne vois pas l’intérêt de refaire des feats avec des anciens comme moi. Ça ne sert à rien, j’ai déjà rappé avec tout le monde. Je préfère avancé.

On a l’impression que dans cet album tu parles un peu plus de toi ?

Oui parce que j’essaie d’aborder des thèmes sur lesquels je n’avais pas travaillé avant. Je parle toujours un peu de ma mère, au détour d’une rime ou deux et peut-être un peu plus de moi, de mon parcours. Ca vient des sons. Quand j’en ai un comme pour le titre Ma Couleur, ça me donne envie d’écrire quelque chose de plus profond et de plus personnel.

Ces envies viennent-elles aussi avec l’âge et l’expérience ?

Certainement. Tu es plus vieux donc tu as plus de recul sur toi-même. Mais, cela reste allusif, je fais peu de morceau entier sur moi. A part sur le titre Lunatic. Ça commence comme La Lettre. Je reviens sur le parcours du groupe et sa séparation, le moment où je suis devenu Booba etc.

Ce qui est intéressant c’est que tous les rappeurs de ton âge font un morceau dans ce style. C’est le seul moyen pour raconter une partie de l’histoire à la jeune génération ?

Un peu oui. Ça sert aussi à expliquer ce qui c’est passé quand on s’est séparés. On n’en a jamais trop parlé. On ne sait pas trop ce que les pensent ou comment je l’ai vécu. Ce titre, c’est aussi un bon moyen de faire tout ça. Je sais qu’on a évoqué un featuring avec Ali. C’est la nostalgie des gens qui parlent. Je suis différent, je ne pourrait plus faire ce que je faisais à l’époque de Lunatic ou de Temps Mort. Je ne rappe plus comme ça, je n’ai plus la même vie. Pour moi, le rap c’est quelque chose d’instinctif, c’est une période de ta vie. Pendant Lunatic, j’écrivais ce qui me passait par la tête. Aujourd’hui, je fais la même chose, mais c’est forcément différent.

Ca se ressent d’ailleurs dans tes lyrics, dans lesquels on sent le Booba d’aujourd’hui, entrepreneur, investisseur, etc.

J’ai toujours rappé ma vie. Avant, je te parlais de métro et de bancs en bas de la cité. Aujourd’hui, je te parle de grosses voitures et d’investissements, c’est normal. Le rap, c’est toi. Je peux parler de la street parce que c’est ce que j’aime et ce que je connais. Aujourd’hui c’est de l’égotrip, des images entre rappeurs. Attention, on ne raconte pas non plus de mensonges. Quand on parle de la rue, c’est romancé, mais c’est inspiré de faits réels, comme on dirait au cinéma. On n’est pas de gros mythos, on a notre histoire, notre expérience, on est légitime pour parler de ça. On a déjà été dans des situations bizarres, on sait de quoi on parle.

Parler de ta nouvelle vie, c’est aussi souligner ton ambition comme quand tu dis : je veux briller comme une étoile ou j’ai toujours un manque à combler ?

Oui, surtout que je n’ai que la musique. Je n’ai pas de diplômes, je n’ai rien d’autre. C’est pour ça que je la prend très au sérieux, que je ne rigole pas avec ça, c’est tout ce que j’ai. Je le fais sérieusement, je ne balance rien au hasard.

Dans ce disque, il y a un autre morceau remarquable, Ma Couleur, dans lequel tu parles, pour la première fois peut-être, autant du fait d’être noir et tout ce que tu as vécu à ce propos ?

Là, pour le coup, c’est un thème que j’ai développé tout le long du morceau. C’est assez nouveau. Le morceau m’a parlé, j’ai commencé à écrire sur ce thème et cela a donné ce titre. Ça explique pourquoi j’ai dû en faire deux fois plus que les autres. Je dis : jugé à cause de ma couleur, j’ai fait les choses dans la douleur, mais j’ai fait les choses à ma couleur. Parce que, malgré ce que j’ai enduré, je ne me suis pas vendu, je suis resté moi-même et j’ai fait ce que j’avais décidé, de la façon dont je l’avais décidé. Voilà pourquoi j’ai tout fait seul, sans rentrer dans le moule. Avec Lunatic, on a défoncé des portes. C’est aussi pour cela que le disque s’appelle comme cela. Pour moi, ça a un vrai sens. Au début, notre but n’était pas d’être indépendant. On a fait toutes les maisons de disques sans que personne ne veuille nous signer. Il fallait changer ci ou ça. Pour nous, c’était hors de question. On a monté notre propre label et, à force de travail, c’est passé.

Être noir reste-t-il un problème en France ?

Noir ou Arabe. C’est une évidence. C’est une des raisons de mon départ pour les Etats-Unis. En Angleterre, la couleur de peau n’est pas un souci. Toutes les communautés sont représentées dans les médias et dans les secteurs de l’économie. Tu as vraiment l’impression d’appartenir à quelque chose. Ici, c’est encore la ségrégation.

Dans ce morceau, tu donnes des conseils à ceux qui t’écoutent. Te vois-tu comme un modèle ?

Peut-être comme un modèle de réussite. Je prouve qu’en restant soi-même, en travaillant, ça paie. C’est peut-être plus long et tu dois bosser deux fois plus que les autres mais ce n’est pas grave. Je ne suis pas un exemple dans ce que je raconte ou la façon dont je vis, je suis juste l’exemple que c’est faisable. Je suis parti de rien, j’ai monté mon label, une marque de fringues, j’ai déménagé et eu la vie que j’avais envie de mener, c’est donc que c’est possible. Je dis Fuck la France, je me plains, mais je fais quelque chose. Je ne reste pas à me lamenter. Aucune cité n’a de barreau et tu as deux jambes pour travailler. Tu n’aimes pas ce pays ? Tu as un passeport, tu peux prendre un billet d’avion. J’ai beaucoup voyagé. Dans tous les pays, j’ai vu des mecs qui n’aimaient pas la France. Du coup, ils ont construit leur vie ailleurs. Évidement tu as le droit de te plaindre, mais ne fais pas que ça. Si tu restes au quartier à fumer des joints toute la journée et que tu n’essaies rien, tu te plains de quoi ? C’est normal que tu n’avances pas. Fais-en deux fois plus que les autres, mais fais-le.

Qu’est ce qui domine finalement dans ce disque ?

Les égotrips. Mais dans chaque morceau, il y a des punchlines avec du sens.

Ne penses-tu pas, qu’ainsi éparpillé, le message ne perde de sa force ?

Non. Au contraire, tu ne t’ennuies pas. Tu passes d’un état à un autre. Je parle de l’Afrique puis de ma voiture, d’une situation sociale puis je clame que je suis le meilleur. C’est de cette façon que j’écris. C’est vraiment un puzzle de mots et de pensées.

Dans Ma Couleur, tu dis aussi : pour l’instant je fais du son, pour la suite on verra. Penses-tu déjà à ta retraite ?

Je sais qu’un jour, j’arrêterai le rap. Ce n’est pas vital. Le seul truc vital, c’est d’en écouter. J’aime rapper, mais je pourrais vivre sans. C’est vraiment du taf, c’est dur parfois. Pour le reste, j’essaie de faire du cinéma, j’ai ma marque de fringues.

Dans ce disque, il y a aussi un ovni : Comme Une Etoile ?

Pour ce titre, je ne me suis pas posé de question. C’est un kif personnel. Au départ, c’est juste un piano-voix. J’ai fait rajouter un beat et rappé un couplet. Sinon je chante. Que les gens aiment ou pas, je n’en ai rien à foutre. Je le kiffe tellement que je le mets dans l’album. Parfois quand je prends des risques et que les gens qui écoutent ne sont pas convaincus, je peux jeter. Mais Comme Une Etoile, même si personne n’avait capté je l’aurais gardé. C’est personnel.

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