Le fn parle de booba
Booba

1 million d’albums vendus depuis 2002, de 100.000 à 300.000 ventes pour chacun d’eux, une propension assumée au bling-bling (« vendre des disques, c’est réussir, gagner de l’argent… Tu te dois d’en profiter, de le montrer »), une incapacité certaine à maîtriser ses nerfs (jet d’une bouteille de whisky et crachats sur des spectateurs lors d’un concert), un ego inversement proportionnel à son talent (il en est réduit à utiliser un correcteur numérique de fausses notes lors des enregistrements de ses morceaux) : le ci-devant Booba, rappeur de son état, se pose aujourd’hui en contempteur de la vie politique française.

Au détour d’une interview accordée au quotidien Métro*, Elie Yaffa – son vrai nom –, justifie tranquillement sa dernière trouvaille stylistique, « Fuck la France », par le boycott que subirait le rap en tant que musique, et par le « racisme » ambiant.

Est-ce parce qu’il n’est qu’à 25 % français de sang (sénégalais par son père, franco-marocain par sa mère) que l’artiste ne se reconnaît pas dans les valeurs de notre pays ? Il est pourtant né à Meudon, ce qui suffit à faire de lui un français… de papier.
Il est vrai que son rapport aux origines paraît compliqué, puisque juif par sa mère – d’où son prénom –, le jeune homme affiche crânement son statut de musulman.

Comme tel, Booba appartient au rang des grands démocrates : « Il y encore à notre époque un Front national qui existe et pour lequel tu peux voter ! Même aux Etats-Unis, où il y a une histoire super raciste et violente, il n’y a pas de FN. Il y a une droite dure, mais il n’y a pas de parti qui te dit clairement qu’il y a un raciste pour lequel tu peux voter. Pour moi, ça ne devrait pas exister ».

Après avoir dénoncé les « lobbies juif et homosexuel » en France, le rappeur ambitionnerait-il désormais de s’en prendre au lobby… patriote ?
Si l’on se fie à la publicité que lui font ses fans – lesquels ont dévasté lundi un magasin de disques parisien assurant la sortie de son nouvel album** –, il est à craindre pour lui qu’il échoue dans sa mission : la violence verbale et physique n’appartenant effectivement pas à l’arsenal du Front national, c’est bien sur le terrain des idées que se déroulerait un éventuel affrontement.

Dépourvues de toute capacité dans ce domaine, les cohortes racailleuses devront donc en prendre leur parti : plus que jamais, le Front national existe !

Source : http://www.nationspresse.info

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